Elie Haddad
La tête au-dessus des nuages
Les pieds raclant le sol Il marche dans la vie
Tel un oiseau qui veut prendre son envol
Il voit avec son âme d’artiste
Des contrées multicolores
Des soleils noyés dans le bleu
Des vides lumineux La ville se confond avec la brume
L’émotion pointe à chaque coup de plume
L’esprit est libre de vagabonder
Mais la misère De la chair Pointe à la portière
Et pollue son atmosphère
Alors le coup de pinceau se fait rageur
Les notes de musique s’étalent
Sur la toile Tels des oisillons Piégés dans un tourbillon
Entraînés dans une rotation Morbide qui éclate en une gerbe de couleurs
Noire pour l’humeur
Rouge pour le destin
Bleue pour le bonheur Jaune pour le serein
Tout doucement L’âme réintègre le corps
Le voyage est fini La fenêtre se ferme
Le pouls ralentit La passion s’enferme
Et quand un visiteur Au détour d’une exposition Lui demande innocemment
Cette toile qu’est-ce qu’elle représente ?
Il garde jalousement
Les arguments
De son voyage onirique
Et répond patiemment
De l’abstraction
Elie Haddad
Le 10/12/2018